
The Lady in the Lake
de : Chandler, Raymond
Et je poursuis mon exploration des romans de Raymond Chandler, un par un, et dans l'ordre.
Oui, j'ai déjà dit que j'étais un maniaque. Je range aussi mes disques par année de sortie *et* par ordre alphabétique. J'ai connu un type qui les rangeait par label, comme quoi il y a pire. Le fait que chaque étagère corresponde à un style, selon des critères que beaucoup jugeraient abscons, ne change rien à la donne. Et c'est extrapolable vers les livres, encore que j'ai tendance à en libérer quelques uns depuis peu, pas les bons, mais bon...
Je ne me souviens plus ce que je voulais dire.
Ah oui, le quatrième Chandler donc, un Marlow encore, une merveille toujours.
C'est l'un des seuls Chandler qui se passe relativement loin des moiteurs de Los Angeles. C'est comme si Marlow partait se ressourcer à la montagne, pour ainsi dire. Bon, il y trouve des cadavres mais c'est pas grave, ça lui va bien au tain et aux répliques qui tuent.
Alors on va tout de suite tordre le cou à l'idée d'une quelconque relation avec une autre lady d'un autre lac et une tripotée de cavaliers. On pourrait, avec force boisson alcoolisée, trouver moultes références et concordances entre la légende arthurienne et notre ami Philip mais ce serait à mon avis pousser le bouchon (ou la capsule). D'abord c'est the lady *in* the lake, tandis que l'autre (les autres pour être tout à fait correct, il s'agit d'un personnage multiple et non uniquement d'une main qui tient une épée et la fait sortir de la flotte, bonjour le symbole phallique, sans rire...) sont les ladies *of* the lake. Ensuite, on est sur le mauvais continent à la mauvaise époque ! Ah, non, pardon, on peut faire ca, ca s'appelle une référence. Stupido. Mais quand même, voir un chevalier de la table ronde en Marlow, je veux bien qu'il ait un certain sens d'un certain honneur mais ca continue le trajet du sus-cité métaphorique bouchon (oui, ou capsule). Donc on évacue l'idée de suite, hein, je ne veux plus en entendre parler, celui qui tente de mettre ca dans sa copie aura une mauvaise note. C'est mauvais, il faut refaire...
Ceci étant dit, il y a effectivement une femme et un lac. En fait plusieurs femmes et un lac. Mince, finalement c'est pas forcément bête ce rapprochement d'avec les quêteurs de la coupe à jeunesse... Comme je l'ai déjà dit une fois (ou alors comme je l'ai déjà cité une fois, si c'est un bon mot ce n'est probablement pas de moi) : il est extrêmement périlleux de tenter de décrire une intrigue de Chandler. D'autant que dans le cas de ce roman il s'agisse en fait de la compilation de trois nouvelles, je pense qu'il y a un sacré boulot de cohérence et de continuité qui a été fait parce que quiconque ne le saurait pas ne le devinerait pas. Enfin, pas moi en tout cas. Mais le plus important c'est que ce livre, comme tous les livres de Chandler que j'ai lus jusqu'à présent, vous transporte ailleurs. Il vous happe. Il anéanti la réalité autour de vous, vous entrez dans l'esprit de l'auteur. C'est comme rouler à vélo, de préférence vite, dans une ville déserte à une heure avancée de la nuit avec de la bonne musique dans le baladeur.
Un jour j'arriverai à écrire une chronique qui fait un tant soit peu justice à Chandler, un jour, mais pas aujourd'hui encore...
de : Chandler, Raymond
Et je poursuis mon exploration des romans de Raymond Chandler, un par un, et dans l'ordre.
Oui, j'ai déjà dit que j'étais un maniaque. Je range aussi mes disques par année de sortie *et* par ordre alphabétique. J'ai connu un type qui les rangeait par label, comme quoi il y a pire. Le fait que chaque étagère corresponde à un style, selon des critères que beaucoup jugeraient abscons, ne change rien à la donne. Et c'est extrapolable vers les livres, encore que j'ai tendance à en libérer quelques uns depuis peu, pas les bons, mais bon...
Je ne me souviens plus ce que je voulais dire.
Ah oui, le quatrième Chandler donc, un Marlow encore, une merveille toujours.
C'est l'un des seuls Chandler qui se passe relativement loin des moiteurs de Los Angeles. C'est comme si Marlow partait se ressourcer à la montagne, pour ainsi dire. Bon, il y trouve des cadavres mais c'est pas grave, ça lui va bien au tain et aux répliques qui tuent.
Alors on va tout de suite tordre le cou à l'idée d'une quelconque relation avec une autre lady d'un autre lac et une tripotée de cavaliers. On pourrait, avec force boisson alcoolisée, trouver moultes références et concordances entre la légende arthurienne et notre ami Philip mais ce serait à mon avis pousser le bouchon (ou la capsule). D'abord c'est the lady *in* the lake, tandis que l'autre (les autres pour être tout à fait correct, il s'agit d'un personnage multiple et non uniquement d'une main qui tient une épée et la fait sortir de la flotte, bonjour le symbole phallique, sans rire...) sont les ladies *of* the lake. Ensuite, on est sur le mauvais continent à la mauvaise époque ! Ah, non, pardon, on peut faire ca, ca s'appelle une référence. Stupido. Mais quand même, voir un chevalier de la table ronde en Marlow, je veux bien qu'il ait un certain sens d'un certain honneur mais ca continue le trajet du sus-cité métaphorique bouchon (oui, ou capsule). Donc on évacue l'idée de suite, hein, je ne veux plus en entendre parler, celui qui tente de mettre ca dans sa copie aura une mauvaise note. C'est mauvais, il faut refaire...
Ceci étant dit, il y a effectivement une femme et un lac. En fait plusieurs femmes et un lac. Mince, finalement c'est pas forcément bête ce rapprochement d'avec les quêteurs de la coupe à jeunesse... Comme je l'ai déjà dit une fois (ou alors comme je l'ai déjà cité une fois, si c'est un bon mot ce n'est probablement pas de moi) : il est extrêmement périlleux de tenter de décrire une intrigue de Chandler. D'autant que dans le cas de ce roman il s'agisse en fait de la compilation de trois nouvelles, je pense qu'il y a un sacré boulot de cohérence et de continuité qui a été fait parce que quiconque ne le saurait pas ne le devinerait pas. Enfin, pas moi en tout cas. Mais le plus important c'est que ce livre, comme tous les livres de Chandler que j'ai lus jusqu'à présent, vous transporte ailleurs. Il vous happe. Il anéanti la réalité autour de vous, vous entrez dans l'esprit de l'auteur. C'est comme rouler à vélo, de préférence vite, dans une ville déserte à une heure avancée de la nuit avec de la bonne musique dans le baladeur.
Un jour j'arriverai à écrire une chronique qui fait un tant soit peu justice à Chandler, un jour, mais pas aujourd'hui encore...
Chronique postée le 15/10/2009 et signée Hern42
"Quoi !? Avec plus de cinq livres par an je suis un *gros* lecteur... Et l'Arlequin, c'est du SlimFast ?"
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Divers : écrit en 1943, basé sur les nouvelles : Bay City Blues (1938), The Lady In The Lake (1939), No Crime In The Mountains (1941).
Pays de l'auteur (Chandler, Raymond) : USA
Informations géographiques : Autour de LA, Bay City et les montagnes
Informations temporelles : Dans les années quarante, contemporain de l'écriture
---
Dans le même genre...
Du même auteur dans Bookine :
The big sleep, par Hern42.
Farewell, my lovely, par Hern42.
The high window, par Hern42.
"Quoi !? Avec plus de cinq livres par an je suis un *gros* lecteur... Et l'Arlequin, c'est du SlimFast ?"
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Divers : écrit en 1943, basé sur les nouvelles : Bay City Blues (1938), The Lady In The Lake (1939), No Crime In The Mountains (1941).
Pays de l'auteur (Chandler, Raymond) : USA
Informations géographiques : Autour de LA, Bay City et les montagnes
Informations temporelles : Dans les années quarante, contemporain de l'écriture
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Dans le même genre...
Du même auteur dans Bookine :
The big sleep, par Hern42.
Farewell, my lovely, par Hern42.
The high window, par Hern42.