Mémoire de mes putains tristes
de : Garcia Marquez, Gabriel


J’aime voyager. Pas seulement aller quelque part, mais aussi le temps qu’il faut pour y aller, le trajet, les gens croisés avec lesquels on partage parfois une demi heure souriante, le café atroce qui troue le ventre.

Ce livre arraché, comme d’habitude, à un relais 3 minutes et demi avant le départ du train m’a surprise.

J’ai eu un peu peur de m’être lancée involontairement dans une histoire scabreuse d’un vieux dégoutant qui s’attacherait la douceur de la peau d’une très jeune fille vierge poussée à aider à nourrir sa famille. Une variation sur la sensualité et les émotions du mec qui s’assure en tout confort un petit viol serait, vu l’auteur, sans doute aussi bien écrite que répugnante.

Le roman commence sur cette pente, jusqu’à la nuit au bordel où la vierge lui est soumise.


Pourquoi lire ce livre : parce qu’il y a ce sens aigu des gens, compris entièrement et décrits avec empathie.

Pourquoi ne pas lire ce livre : parce que vous avez ‘De l’amour et autres démons’, ou ‘Douze contes vagabonds’ ‘Chronique d’une mort annoncée’, voire même la ‘Mala Hora’ à lire avant.

En bonus, le teaser: “J’avais ma propre éthique. Je n’ai jamais participé à des réjouissances de groupe ni affiché de liaison sur la place publique, pas plus que je n’ai confié de secrets ni raconté une seule aventure de mon corps ou de mon âme, car très jeune j’ai compris qu’aucune ne reste impunie.”
Chronique postée le 04/01/2010 et signée Cabsal
"Si j'ai droit à un 6e : Robin Cook - Les mois d'avril sont meurtiers", aaarrrg, je ne sais pas, moi, mais arretez Monsieur avec ces questions !"

---
Divers : (2004)
Pays de l'auteur (Garcia Marquez, Gabriel) : Colombie (vf)

Informations géographiques :
Informations temporelles :

---
Dans le même genre...
Du même auteur dans Bookine :
Doce Cuentos Peregrinos, par R1.
L'Amour au temps du choléra, par Richard.