The Road
de : McCarthy, Cormac

Après l’apocalypse, il fait froid et difficile de trouver à manger ou à boire.

Ce livre est plus triste que la dernière allumette de la petite vendeuse et l’agonie se déroule sur beaucoup plus de pages.

Un homme et un fils marchent sur la route. Tout est dévastation autour d’eux, ils essaient d’arriver à la mer et de ne pas mourir avant.

Chaque jour, il leur faut lutter contre la faim, la soif, le froid, se cacher des quelques survivants dont la majorité sont des tarés prêts à essayer de tuer avec un demi cure dent pour pouvoir dérober une pauvre couverture complètement trouée, ou même, juste pour le plaisir parce qu’on s’amuse toujours trop peu avec les cure dents.

Ils ont quelques maigres couvertures, un vieux revolver avec une seule balle.

Tout le livre est écrit en dialogues, entre eux ou interne. C’est peut-être cela qui fait qu’il a été porté aux nues, quelle audace audacieuse l’auteur a osé par là, ah, quel courage d’écriture sans compromis qui va jusqu’à ne presque rien écrire.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant ennuyée.


Pourquoi lire ce livre : parce que c’est plus glauque et presque aussi vide qu’un film de Seidl.

Pourquoi ne pas lire ce livre : parce qu’il vaut mieux jouer à Fallout 3, l’histoire et l’ambiance y sont plus riches. Et il y a des goules et des super mutants en prime.

En bonus, le spoiler: A la fin, le père meurt. Le fils est recueilli par un homme qui passait par là, qui prend presque toutes les couvertures sauf une qu’il laisse sur la dépouille du père comme le fils le lui a demandé. Un chic type.
Chronique postée le 04/01/2010 et signée Cabsal
"Si j'ai droit à un 6e : Robin Cook - Les mois d'avril sont meurtiers", aaarrrg, je ne sais pas, moi, mais arretez Monsieur avec ces questions !"

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Divers : (2006)
Pays de l'auteur (McCarthy, Cormac) : US

Informations géographiques : Une route. Des routes.
Informations temporelles : Après la presque fin du monde.