
The quiet American
de : Greene, Graham
Je relis rarement, quasiment jamais. J’ai relu ce roman avec plaisir, au début parce que je ne m’en souvenais plus du tout. Rien, nada, pas même un petit souvenir évanescent d’un frémissement d'émotion.
L’action se déroule en pleine guerre d’Indochine. Même si Greene traite parfois de la guerre, globalement, l’impression qui reste est d’avoir lu une histoire où finalement, le conflit, les morts, les attentats, sont assez insignifiants en comparaison de la vraie star du roman : les choix des personnages.
J’ai beaucoup apprécié ce traitement parce qu’il donne une impression réaliste. Pas de grandes scènes de bataille héroique, c’est un vrai soulagement. Quand les deux journalistes attendent toute une nuit au bord d’un fossé sans savoir exactement où sont les indépendantistes, on ressent leur peur. Lorsque, lors d’une autre sortie, ils se retrouvent seuls en pleine jungle, arrivent à un village, l’un d’eux est tué parce qu’on ne le comprend pas, en cinq secondes, sans prévenir, sans possibilité de grand discours ou dialogue intérieur sur la vie et la mort.
Là n’est pas le centre de l’histoire. Ce livre est une histoire d’amours, où toutes les composantes d’une catastrophe annoncée sont posées dès le début. L’américain tombe amoureux de l’amante de l’anglais. Ils sont amis.
Pourquoi lire ce livre : parce que c’est à la fois tendre et grinçant, et très subtil.
Pourquoi ne pas lire ce livre : parce que vous préférez les gros traits bien gras sur les choses.
En bonus, les teasers: “He had a way of staring hard at a girl as though he hadn’t seen one before and then blushing.”
“ ‘She can always get passion’ I said ‘with your chauffeur when you are away at the office’ ”
de : Greene, Graham
Je relis rarement, quasiment jamais. J’ai relu ce roman avec plaisir, au début parce que je ne m’en souvenais plus du tout. Rien, nada, pas même un petit souvenir évanescent d’un frémissement d'émotion.
L’action se déroule en pleine guerre d’Indochine. Même si Greene traite parfois de la guerre, globalement, l’impression qui reste est d’avoir lu une histoire où finalement, le conflit, les morts, les attentats, sont assez insignifiants en comparaison de la vraie star du roman : les choix des personnages.
J’ai beaucoup apprécié ce traitement parce qu’il donne une impression réaliste. Pas de grandes scènes de bataille héroique, c’est un vrai soulagement. Quand les deux journalistes attendent toute une nuit au bord d’un fossé sans savoir exactement où sont les indépendantistes, on ressent leur peur. Lorsque, lors d’une autre sortie, ils se retrouvent seuls en pleine jungle, arrivent à un village, l’un d’eux est tué parce qu’on ne le comprend pas, en cinq secondes, sans prévenir, sans possibilité de grand discours ou dialogue intérieur sur la vie et la mort.
Là n’est pas le centre de l’histoire. Ce livre est une histoire d’amours, où toutes les composantes d’une catastrophe annoncée sont posées dès le début. L’américain tombe amoureux de l’amante de l’anglais. Ils sont amis.
Pourquoi lire ce livre : parce que c’est à la fois tendre et grinçant, et très subtil.
Pourquoi ne pas lire ce livre : parce que vous préférez les gros traits bien gras sur les choses.
En bonus, les teasers: “He had a way of staring hard at a girl as though he hadn’t seen one before and then blushing.”
“ ‘She can always get passion’ I said ‘with your chauffeur when you are away at the office’ ”
Chronique postée le 17/01/2010 et signée Cabsal
"Si j'ai droit à un 6e : Robin Cook - Les mois d'avril sont meurtiers", aaarrrg, je ne sais pas, moi, mais arretez Monsieur avec ces questions !"
---
Divers : (1955)
Pays de l'auteur (Greene, Graham) : UK
Informations géographiques : Indochine
Informations temporelles : 1945-1955
"Si j'ai droit à un 6e : Robin Cook - Les mois d'avril sont meurtiers", aaarrrg, je ne sais pas, moi, mais arretez Monsieur avec ces questions !"
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Divers : (1955)
Pays de l'auteur (Greene, Graham) : UK
Informations géographiques : Indochine
Informations temporelles : 1945-1955