Malavita
de : Benacquista, Tonino

Un petit bouquin un peu léger, ça ne fait pas de mal de temps en temps, entre deux grosses pavasses (mais des vraies, pas les fausses qui font horreur à notre Pierre) astringentes pour l'esprit. On peut même dire *durant* les pavasses en question, ça fait encore plus de bien, ne serait-ce qu'à mon dos qui doit porter mon sac - à dos justement - avec trois kilos cinq de papier, à rajouter à moult kilo d'optique quasi-géométrique.

Du coup, je vais aussi m'essayer à la chronique légère.

Une famille américaine s'installe dans un petit village de Normandie, on apprend rapidement que ce sont des gens placés là pour protection par le FBI, car en effet Monsieur est témoin à charge dans un procès qui a fait couler pas mal d'encre ainsi qu'une grosse partie de la maffia new-yorkaise. Il faut aussi dire que Monsieur est lui-même un maffieux, un ancien affranchi comme on dit. Cela rend sa protection difficile à deux titres : il est *vraiment* recherché par la Cosa Nostra qui rêve en permanence de lui faire la peau ; ensuite il a une propension à ne pas réellement réussir à faire profil bas, il finit toujours par se faire remarquer pour raison x, y ou z (mais souvent pas catholiques, toute proportions gardées vu qu'il est de descendance italienne tout de même) et on doit le déménager, avec sa famille...
On suit donc les tribulations de cette famille et de ses parties rapportées (i.e. les types du FBI qui emménagent en face afin de garder un oeil sur tout ce petit monde) lors de leur acclimatation à la n-ième ville où on les "pose". La famille est composée du père, de la mère, de la fille (Belle et belle) et pour finir du fils, ah oui et aussi Malavita, la chienne. Et il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, sauf peut-être la chienne qui passe son temps à dormir. A noter que Monsieur se prend pour un écrivain (il commence à utiliser cela comme couverture puis se prend au jeu) et on a droit à un peu de sa prose qui raconte, de l'intérieur, la maffia. C'est assez intéressant parce que ça a l'air vrai.

Benacquista nous transbahute de situation en situations avec un plaisir non dissimulé, et assez communicatif dois-je dire. Chaque membre de la famille est un nid à catastrophe. C'est très bien rendu par l'écriture, qui est drôle et enlevée. Et le final est digne d'un film hollywoodien avec de la bagarre et du gunfight. Distrayant.

En bref, ça pourrait être le livre de l'été sur la plage... C'est toujours mieux que les horreurs qui ne manqueront pas d'éclore sur les étals des libraires à ce moment-là !
Chronique postée le 03/03/2010 et signée Hern42
"Quoi !? Avec plus de cinq livres par an je suis un *gros* lecteur... Et l'Arlequin, c'est du SlimFast ?"

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Divers : ...
Pays de l'auteur (Benacquista, Tonino) : France

Informations géographiques : France (et un peu de Newark en flashback)
Informations temporelles : contemporain